Of Solitude, Tragedy and Memory... but also of Encounters, Reflection and Opinion.
Feb 27, 2013
Defending my own Name. 'Qaddish'
Jul 19, 2012
Interview for Afrovibes
A dancer who leaves his imprints on the Stage:

by Liesbeth Tjon A Meeuw

Jul 14, 2012
Wole Soyinka. This tree won’t make a forest.
Jun 18, 2012
Qudus Onikeku : fulgurance centripète et centrifuge !!!
Observer Qudus danser est une réjouissance simple, puissante, inouie.
Ce jeune homme a reçu le don de la danse et le cultive.
Il sait tout faire, sauter, tomber, rebondir, aller à toute birzingue et s’arrêter net en souriant.
Il s’envoie en l’air sans prévenir, comme une déflagration. Il défie et s’amuse de la gravité.
Ses déséquilibres permanents sont insaisissables. Pure énergie.
Fluidité, rebonds, flip flap, sauts périlleux arrières, il rebondit comme une balle folle.
Et son sourire, il faut l’avoir vu sourire.
Lorsque son visage s’illumine comme pour nous prendre à témoin, en nous questionnant : et ça,
vous l’aviez imaginé??? Et bien, non, cher Qudus !!!
Qudus est un rêve ambulant et un guerrier à la recherche de l’absolu.
Il s’accapare de l’espace pour l’exploser. C’est le Nijinski d’aujourd’hui.
Il s’élève avec une vélocité maximale, tant et si bien que nous nous frottons les yeux
comme après un mirage. Equilibres sur la tête, sur les mains, sur le dos, sur les genoux,
il défie en permanence les lois de l’apesanteur. Ses chutes au ralenti sont un miracle du carrefour de l’horizontalité et de la verticalité.
Son engagement est un bonheur qu’il partage avec une générosité
irrésistible. Enjoy for ever, la danse phénoménale de Qudus Onikeku
Regine Chopinot le 24/04/2012 (Pour La remise de Prix SACD - Nouveaux Talent Chorégraphie)
English Translation
Aug 30, 2011
…Dance in Space, Spaces that Dance.
BREAKING THE THEATRE WALLS
ANOTHER PROJECT, ANOTHER UTOPIA
- Yes, I sometimes feel that way too, the sufferings of this man touches me, because they are obvious – that was great art, I weep when he weeps, I laugh when he laughs.
I’d never have thought of that, that’s extraordinary, the sufferings of this man touches me, I don’t know why, perhaps because they are unnecessary – that’s great art, I laugh when he weeps, I weep when he laughs.
DANCING IN A FREE SPACE
BEFORE I LOGOUT
Jul 5, 2011
STILL/life
"Time vanished, we turned to stone.
The world retreated into fumes of swampland.
And the past is without reference to our identity.
Why in my right to the assured presence I'm thrown aback.
Towards what has never been my deed.
Towards what has never been in my power or in my freedom.
Towards a past that denies my right to the present.
And has never come into memory."

Our collective memory of an immemorial past imposes the division between the north and south, between me and "the other" between rationality and irrationality. Do we not recognize the trap? History is too full of failed Prometheans bathing their wounded spirit in the tragic stream. Summoning history to our aid? But more than history, kindred knowledge, kindred findings, kindred rebellions against the lure of terror; for rage is no longer enough to combat the temptation to subside into unproductive, will-sapping wisdoms.
There are levels of despair from which the human spirit cannot recover, some types of suffering are difficult to explain and difficult for others to understand, the trauma that comes with the memory of our proper amnesia comes with an incomprehensible terror. These persisting events that fabricates time and the other, has made violence "a way of thinking" and an instinct to survive.
Human advancement in the frame of the modern world, is debased by tragedy and violence in many layers. The modern man is very much conditioned by opportunism and greed, quest for power and ambition. Leading to a state of social dysfunction where there is no more society, but a bunch of individual people, poised between solitude and amnesia, making individual choices to promote their individual well being.
The contradictions and tragedy that exists in our collective histories, has made it impossible to represent the other with certitude. There is nothing of which we are more certain than the feeling of our selves, our mortality and ego, an ego that seems to maintain a clear and sharp lines of demarcation between the forces of good and bad, until it eats deeply inwards, without any sharp delimitation.
...but the duty of hope is to turn around and heal the world. The mystical significance of today however, is that it constantly provides us with blank pages, in which we shall inscribe our destiny in our own hand writings. The path towards the pure future is to find ways to reintegrate these pairs of contradictions, into an expanded vision of a social experience that is both the same and different, whole and complex.
"STILL/life" is almost paradoxical and against all odds, its non-literal translation into French of "nature morte" that rather places accent on death, seems to be saying the opposite. “STILL/life” is in motion, a tale of the rise and fall of a man, an attempt to conciliation and acceptance of our extremes, an invitation to shed tears with a spark of hope, that coming generations might eventually learn equity from poverty, love from woes and peace from calamities.
We begin this work with the utopia of simultaneously making visible the head and the tail of the same coin at the same time, show the rear of that which is presented in a frontal manner, above all, confront our self-contradictions and oppositions, reflecting on the schizophrenia of the world we live in, and using pure energy as fuel for this first stage of creation.
Choreography . Qudus Onikeku & Damien Jalet
Original idea and performed by . Qudus Onikeku
Live Music . Charles Amblard
Costume et Accessories . Alexandra Leyre Mein.
contact : info@ykprojects.com - www.ykprojects.com
Mar 4, 2011
UN CORPS EN EXIL
« UN CORPS EN EXIL » Entretien par DAGARA DAKIN, traduit de l'anglais par Latifa Aït Naceur.
Article issu du N°1286-1287 (numéro double), juillet-octobre 2010 : Les migrations subsahariennes
Rubrique : Article de dossier
« L’exil, s’il constitue étrangement un sujet de réflexion fascinant, est terrible à vivre. C’est la fissure à jamais creusée entre l’être humain et sa terre natale, entre l’individu et son vrai foyer, et la tristesse qu’il implique n’est pas surmontable. » Edward W. Said, Réflexions sur l’exil, éd. Actes Sud, p. 241
Diplômé du Centre National des Arts du Cirque (CNAC) de Châlons-en-Champagne, en tant que danseur acrobate, Qudus Onikeku a été interprète pendant plus de dix ans sur la scène chorégraphique de la capitale nigériane Lagos. Il est, entre autre, à l’initiative - au printemps 2008 - d’un projet au titre évocateur « Do we need Cola Cola to dance ? » qu’il a mené avec une équipe composée d’un photographe, d’une danseuse et d’un vidéaste. Ce projet de danse dans la rue l’a conduit dans sept villes du continent africain. Interprète dans les créations de Heddy Maalem, notamment Le sacre du printemps en 2009, il a tourné en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil.
De décembre 2009 à mai 2010, il était en résidence au 104 à Paris, nous l’avons interroger son approche de la notion d’exil, thème qui sous-tend son spectacle intitulé « My Exile is in my head »
Dagara Dakin : Pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre parcours, comment vous êtes devenu danseur ?
Qudus Onikeku : J’ai grandi en faisant des acrobaties, en voyant autour de moi les gens faire des « flips », j’ai surtout vu faire des flips arrières। Alors j’ai commencé à les imiter. Je faisais des séries de cinquante à la suite. Je le faisais surtout à l’extérieur car au domicile familial c’était difficile. Je suis le dernier d’une famille de treize enfants et tous me sommaient de m’arrêter de peur que je ne me fasse mal. C’était leur façon de me protéger. J’étais le plus jeune et cela me frustrait car j’avais très envie de faire des acrobaties chez moi. Alors à la moindre occasion, quand on m’envoyait faire des courses, sur le chemin de l’école, je m’exprimais à travers les acrobaties.
D. D : Quelle place a pris la danse dans votre scolarité ?
Q. Onikeku : À l’école, il y avait ce qu’on appelle « les clubs », des lieux d’expression en quelque sorte। Des membres du « clubs » dédié à la culture « Cultural club » étaient venus dans ma classe et m’avaient proposé de les rejoindre. Ils recherchaient des individus qui aient un don artistique du type chant, danse etc. et lorsqu’ils m’ont parlé d’acrobatie, alors j’ai tout de suite souhaité participer. Au sein de ce « Cultural club », je me suis petit à petit intéressé à la danse et j’ai décidé de m’impliquer aussi dans cette discipline.
D. D : Vous avez donc très tôt fait le choix d’une filière artistique…
Q. Onikeku : J’ai été plutôt surpris, car étant inscrit à l’école dans une filière plutôt scientifique j’avais l’impression que des disciplines telles que la danse n’étaient peut-être pas compatible avec ma filière d’origine। Mes parents pensaient d’ailleurs la même chose et jusqu’à la fin du lycée ils m’ont surtout demandé de me focaliser sur les études scientifiques. Je me suis donc beaucoup moins impliqué dans la danse que je considérais comme un divertissement. A 16 ans, j’ai quitté le lycée et là, j’ai pu reprendre la danse plus sérieusement. C’est à ce moment là que j’ai décidé de devenir danseur professionnel.
D. D : Vous venez de clore une résidence de 6 mois au 104 comment vous êtes vous retrouvé dans ce lieu ? Pouvez-vous nous dire comment est né le projet « My Exile is in my head » ?
Q. Onikeku : Le 104 a fait un appel à projet et j’ai postulé. C’était en 2008, année d’ouverture de ce lieu culturel, je finissais mes études au CNAC. Je pensais à ce moment là à traiter de la question des Sans-abri et de la notion de « homeless », d’être sans domicile fixe, le fait d’être toujours un nomade, à la recherche d’un lieu. C’est de là qu’a émergé le projet.
Le titre m’est venu au cours des mois d’avril, mai 2009। Je pensais à cette chose que l’on nomme « Home », la maison. Je me suis posé la question de savoir ce qu’était mon chez-moi. Et en pensant à mon enfance, au caractère polygame de la famille au sein de laquelle j’ai évolué, je me suis rendu compte que très jeune je cherchais déjà ma place.
D. D : Qu’est-ce que l’Exil dont parle le titre de votre spectacle et comment traduire ce concept dans la discipline qu’est la votre?
Q. Onikeku : L’Exil que j’évoque n’a pas seulement à voir avec le fait de voyager, en réalité il a plus trait à un questionnement sur soi, une recherche pour aller à la rencontre de soi, pour se créer selon l’image qui convient à soi-même, de définir ce que l’on veut pour soi-même. L’Exil est selon moi, un passage obligé pour tout artiste. Ça correspond parfois à cette période de la vie où l’on commence à être incompris des gens qui nous entourent, alors commence parfois le genre d’Exil dont je parle.
De nos jours nous vivons dans une société qui nous oblige à nous positionner par rapport à tel ou tel courant politique, religieux etc।, à savoir dire à quel pays nous appartenons. Alors, j’ai moi-même ressenti le besoin de définir d’où je venais ; Mais cette idée me perturbe, je n’aime pas l’idée de devoir appartenir à tel ou tel groupe, qu’il soit ethnique, religieux, politique, etc.
D. D : Votre approche est donc très personnelle même si vous vous êtes nourri de la lecture d’auteurs tels que Wole Sonika, Olu Oguibe ou encore Edward Saïd.
Q. Onikeku : Je ne suis pas à l’aise avec cette idée de définir le reste de l’humanité qui m’entoure comme « les autres »। Voilà, pour moi l’idée de l’exil, c’est de n’appartenir réellement à aucun groupe. Mais attention, je ne souhaite pas que l’on assimile cela à une sorte de « crise existentielle » car ce n’est vraiment pas le cas ici. Je suis, disons, dans une dynamique qui va me permettre de porter attention à la moindre partie de ce qui fait mon « MOI ». Je suis nigérian, je suis yorouba, je suis africain, je suis hétérosexuel, je suis musulman, je suis danseur, je suis tout ça à la fois, aussi pour moi ça ne fait pas sens de ne m’attacher qu’à un seul aspect de ma personnalité. Je ne veux pas avoir à choisir un aspect au détriment des autres. Evidemment, à un moment donné on est obligé de choisir, par la force des choses, de se définir par rapport aux « autres ». Je veux être dans la vie à part entière.
D. D : Il n’est donc pas question d’un exil politique ...
Q. Onikeku : Souvent, le thème de l’exil est associé à une idée politique – évidemment, on ne peut pas nier cet aspect – mais j’ai souhaité lui donner une autre dimension। En tant que danseur j’avoue que j’éprouve une certaine difficulté à m’exprimer avec les mots, et mon corps est pour moi le meilleur outil d’expression. Via la danse j’exprime ce que je suis. On pourra distinguer dans ma danse des éléments de hip-hop, de capoeira, de buto, de danse contemporaine. Ce corps est ce que j’appelle « un corps incarné » parce qu’il s’alimente de différentes choses, différents styles pour finalement n’en faire qu’un.
D. D : La danse vous paraît donc être approprié pour traiter ce thème ?
Q. Onikeku : Le thème de l’Exil pourrait d’après moi, se décliner en une multitude d’expression artistique, autre que la danse, si je voulais aller plus loin dans la réflexion. Je pourrais utiliser l’écriture, la vidéo, la musique, les jeux de lumière mais je ne tiens pas à enfermer le public dans mon exil, je veux qu’il vienne me voir performer et qu’il se divertisse devant mon spectacle. Je ne pourrais dire dans un livre, tout ce que je pense sur la question de l’Exil.
Nov 11, 2010
Award and its Liability
"... and the laureate for the solo category in the 8th edition of the danse l'afrique danse is - Qudus ..."
I can't remember hearing my surname and probably the title of the winning work before I blanked out, none of the claps found their way into my ears, I turned my face down and muttered few words to thank my God. Could that be it? In one word, SUCCESS. I think I already had a feel of it and I know its temporality, I had learnt to clamp down on my pulse. I sensed the excited juice just about to start flowing and immediately I froze it back to normality. Keep still. Be still as water and hang on to your centre I told me. I rose my head up to realise the array of eyes directed towards me, as if something was badly expected of me. Those who didn't know who I was, thought I wasn't present, because all these took me about 3 minutes before Selim my Tunisian friend dragged my bag from me and poked me to go unto the podium.
The clapping and the screaming of my name were gradually taking form in my ears. Walking to the podium that was just 10 meters away, seemed like the longest walk I ever made. As I walked towards the podium, I felt a burden of responsibility on my shoulders and saw myself taking each step closer to the middle of a "disagreement" I have been rigorously engaging through my blog, my small talks in conversations and whenever the opportunity comes for me to air my opinion on certain logic of existence that appears to me illogical.
The decision - whether or not to partake in this biennial choreographic encounter - had lingered for more than three years before I eventually decided to participate. The decision came slowly along with a thought pattern that was gradually taking form with my understanding of the role of an artist, in his community and within a larger (global) context. My trouble with this phenomenon has been very much linked to my trouble with the term "Contemporary African dance" and my impatience with patterned, predictable reasoning and my refusal to ply the well trodden path.
This biennial has largely added to the systematized manner of thinking for most African choreographers, who systematically arranges themselves within this arrogantly defined box especially in place for them. This aggressive Africanist sentiment have informed the way "we" treat, analyse or consume works coming from Africa, it has succeeded in narrowing perspectives and producing rigidities in place of a creative openness to discovery and knowledge. I personally think that the moral purpose of this festival must be either restored or redefined for it to meet up with the practices and the artistic preoccupation of a new generation of artists who are presently freeing themselves from past attachments and rejecting the notion of a single identity or a single awareness, but rather a composite of cultures, identities and affiliations which marks the advent of new forms, beauties and new interests totally deracinated and dislocated from one place and one time.
As Kettly Noel (the festival director) handed me the microphone, followed by a “please be very brief” the microphone in my hand became a weapon, a tool to distinguish my voice from the voiceless, to gracefully place my words where they belong. I turned my face out into the audience, and suddenly words fail me in the sight of the numerous eyes, looking either down or up upon me. For the first time in my life i felt the intricacy of addressing an ambiguous crowd, where I have to speak and speak well, give hope to some and send a clear message to others. I was overwhelmed by emotion, i could feel myself exercising a deep breath control to stop the down flow of tears from my eyes, and finally I summoned my sinews and my nerves to my rescue.
I spoke “... I don’t know what to say... hmm, initially i didn’t wanted to partake in this competition, the only reason i decided to be here at this time, is to be able to inspire. The African youth has been over-traumatized with questions of political injustice, economic imbalance and societal pressure that they stopped dreaming, my dreams are what got me here today, I urge all you young, brilliant creative artists here today, to continue to dream, you are good enough and I know that very soon change is gonna come."
I recognize that I have moved long beyond compromise and it strikes me more and more that my experience as an artiste, is unique among the one billion Africans spread across the globe. As i walked back to my seat, the numerous congratulations that escorted me didn't help in containing the tear drops; I could hold it back no more. So why did i cry? It remained a question I ask myself till now. Here I am, me, who had to choose between dance and home at some point, me, who had to fight not for recognition but for a mere space of expression. Me, who refused to be "the good boy" because I had a dream, now, I am assuming a place of authority and becoming an example for an entire generation of artists. I can feel the burden of this responsibility already.
Sep 17, 2010
MY EXILE is in my head
MY EXILE
IS IN MY HEAD
Conception, choreographed and performed by Qudus ONIKEKU.
Original music performed live by Charles Amblard. Video conception and performance Isaak Lartey. Light designer Guillaume Fesneau.
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Production : YK Projects
Coproduction : Le CENTQUATRE and CULTURESFRANCE
with the support of: Centre National des Arts du Cirque, Centre National de la Danse, Bates Dance Festival Maine - USA and DRAC Ile de France
...More than a word, exile is a condition. It is a place, a knowledge, a narrative, but most importantly, it is a psychic space which is obvious to those who inhibit it, those who must engage and wrestle with it because only by so doing can they come to terms with it. Exile is poignant because it is bracketed by loss, it is not so much about movement, relocation or departure as it is about loss: of territory, of the familiar and the familial, of certainty, but most frighteningly, by the grave probability of the loss of memory.
Exile is a rupture, the cessation of things previously taken for granted, the collapse of a world of relative certainties, and therein lies its stings. It also underlines the inescapable desirability of belonging. It may be questioned, even ridiculed, but only those who have experience such loss can understand the rootlessness - and ruthlessness - of existence in the shiftless, treacherous territory of exile. Exile offers a refuge, but no consolation or pride. Every engagement with the lived experience of exile finds its most persuasive explanation not in fascination for there is no such thing as fascination for exile, but rather in the individual quest to come to terms with the fact of exile.
Every such effort is an attempt to explain exile more to oneself than to others. Through art the exiled is able to escape the burden of circumstance, even the temptation of bitterness and recrimination, and instead question, explore, ruminate, and attempt to repossess fragments of that which is lost. Through art the exile may return, in a manner of speaking, by reconstituting the past, participating in the present, as well as envisioning a new world.
Olu OGUIBE
( Nigerian artist, art historian and poet exiled in USA)
Through this piece I intend to deal with personal questions of home, belonging, non-belonging and exile. Above that, I also thought about creating a new homogeneous work, adaptable for conventional theatres as well as alternative spaces. At the moment, I am confronted with questions of other art making processes, through multiple improvisations; how DANCE, CIRCUS, LITERATURE, STORY TELLING, MUSIC AND VIDEO ART, could organically come together almost as a coincidence. An approach that involves the performers' bodies and the audience's eyes, the music we produce and the space that reunites us.
All these converging forces involved in this research laboratory will at the end become the incarnation of the performance in any given space and time. It is a challenge for us to think of a collective and new art making process, with an indefinite character, to create a deliberate contrast to the traditional incarceration of our works in-between four walls, and perhaps a response to the changing social and economic realities of the art world.
Qudus ONIKEKU