Update from Qudus' blog

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May 9, 2013

Revue de STILL/life


« Still/Life » de Qudus Onikeku. 

La Maison de la Danse invite à Lyon, dans le cadre du festival La Maison Sens Dessus Dessous, le stupéfiant danseur nigérian Qudus Onikeku.
Still/life, les 25 et 26 mai au Nouveau Théâtre du Huitième, 22 rue commandant Pégout-Lyon 8.

Danse - Qudus Onikeku - © Sarah Hickson
(© Sarah Hickson)

Still life signifie “nature morte”. Ce n’est pourtant pas une corbeille de fruits que peint Qudus Onikeku dans son spectacle. Séparant les deux mots d’un slash (Still/life) c’est sur la brèche qu’ouvre leur combinaison, “encore ici, en vie” que le danseur tisse de multiples variations. Les tragédies de l’histoire africaine traversent sa pièce comme autant de touches chromatiques, de fragments composant un ensemble abstrait. Pas de récit, encore moins de commentaires : Qudus Onikeku est le maître d’une cérémonie brute et virtuose qui pose cependant une question : «qu’est-ce qui fait qu’un homme peut se transformer subitement en monstre ?». La transformation d’une victime en bourreau, le tiraillement et les conflits intérieurs sont les motifs du rituel, traités comme des inspirations chorégraphiques plutôt que comme des thèmes documentaires. Formé à l’acrobatie, aux danses traditionnelles de son pays (le Nigéria) ainsi qu’à la danse contemporaine, Onikeku s’affranchit des styles et atteint un état de présence magique, subjuguant d’intensité. Sa danse est tout à tour féline et tellurique, il dévore l’espace avant de se replier, mutique ou provocateur, sur lui-même. Pour trouver ces états de corps uniques, il voyage beaucoup. Il emprunte à la philosophie yoruba, dont il se revendique l’héritier, ses préoccupations : la pluralité des mémoires, la non-linéarité du temps, le présent comme lieu ultime de la relation. Et la confronte, au fil de ses recherches et créations, aux cultures du monde entier. Un monde entier qu’il ramène, dans Still/life, sur quelques mètres carrés. L’espace y est borné par une conque de panneaux comme autant d’écrans sur lesquels la lumière peut se réfléchir et des images mentales se projeter ; une toile en morceaux, une mémoire éclatée en bris de verre entre ordre et chaos. Qudus Onikeku évolue dans ce décor sur la musique live de Charles Amblard et le chant, entre cris, ode et implorations, de Habeeb Awoko. À ce stade de complicité entre les trois hommes, on ne peut plus guère parler de solo ; chacun répond au souffle et à l’énergie de ses compagnons, dans un échange à la fois extrêmement réglé et ouvert à chaque instant à l’improvisation. Still/life, pièce créée dans une première version avec le danseur chorégraphe Damien Jallet, est une bonne occasion pour découvrir cet artiste unique et prometteur avant son prochain spectacle, Qaddish, présenté au Festival d’Avignon.

Mar 2, 2011

Dance Umbrella: My exile is in my head

By Moira de Swardt: The only international piece in the Dance Umbrella is superb.

Nigerian choreographer/dancer Qudus Onikeku who is now living in France, effectively in “exile” from the country of his birth, brought a beautiful work to Africa's largest and most important dance festival. Entitled “My exile is in my head” this work is sophisticated, slick and wonderfully enjoyable. The choreographer's intention was to deal with personal questions of home, belonging, non-belonging and exile. In a country where we have both a big expatriate community and xenophobia runs riot, literally and figuratively, through our society it is interesting psychologically to go on this journey with him.

While the use of video projections of shadow work and “words” is not new to Dance Umbrella audiences, this one is particularly well done. The lighting can only be described in superlatives and it combined to work with the video projections so well that I was somewhat surprised, on checking my programme, to discover that they were done by different people. Video conception was by Isaak Lartey and lighting by Guillaume Fesneau. The opening scene particularly, was eerie and mystic and it was the lighting which gave the work its neo-nascent appeal.

The use of the dance space was fascinating. The front left of the stage (to the right of the audience) was reserved for the musician (Charles Amblard) who performed original music on a Hawaiian lap steel guitar. The musician and dancer worked in dialogue style, the way Spanish dance accompanists do with their dancers, and Amblard never took his eyes off Onikeku. It was beautiful to watch.

The dance was filled with angst, beauty, resignation, acrobatic moves, deeply controlled moves, high energy and a spirituality that was summed up in the voice over “When I dance I am closer to God”. I know this was true because when Onikeku danced I, too, was closer to God.

The Dance Umbrella runs at various venues around Johannesburg until 6 March 2011. This performance was at The Dance Factory.

Moira de Swardt
Freelance Journalist
moirads@wol.co.za